Nationalité et naturalisation

Avocat en nationalité française et naturalisation à Paris

Avocat en nationalité française et naturalisation à Paris

Le droit de la nationalité française détermine les conditions dans lesquelles une personne peut être française dès sa naissance ou acquérir ultérieurement la nationalité française.

Les règles diffèrent selon la situation du demandeur : filiation, naissance et résidence en France, mariage avec un ressortissant français, déclaration de nationalité, naturalisation par décret ou réintégration dans la nationalité française.

Le Cabinet DANDALEIX, avocat en droit de la nationalité française à Paris, conseille et assiste ses clients dans leurs démarches d'acquisition de la nationalité française ainsi que dans les recours contre les décisions de refus, d'ajournement ou d'irrecevabilité.

Il intervient notamment en matière de :

  • naturalisation française ;
  • déclaration de nationalité française par mariage ;
  • acquisition de la nationalité française par naissance et résidence en France ;
  • certificat de nationalité française (CNF) ;
  • refus ou ajournement d'une demande de naturalisation ;
  • refus d'enregistrement d'une déclaration de nationalité ;
  • contentieux de la nationalité française devant les juridictions administratives et judiciaires.

Comment obtenir la nationalité française ?

Il existe plusieurs modes d'attribution ou d'acquisition de la nationalité française. La procédure applicable dépend notamment du lieu de naissance, de la nationalité des parents, de la durée de résidence en France et de la situation familiale du demandeur.

Nationalité française par filiation

Est français l'enfant dont au moins l'un des parents est français lorsque les conditions prévues par le Code civil sont réunies.

La filiation constitue ainsi l'un des principaux modes d'attribution de la nationalité française.

Des difficultés peuvent toutefois apparaître concernant la preuve de la filiation, l'état civil étranger ou la preuve de la nationalité française du parent.

Dans ces situations, une demande de certificat de nationalité française (CNF) ou une procédure judiciaire peut être nécessaire.

Nationalité française par naissance en France

La naissance en France ne permet pas, à elle seule et dans tous les cas, d'obtenir immédiatement la nationalité française.

Plusieurs situations doivent être distinguées.

Le double droit du sol

Un enfant né en France est en principe français dès sa naissance lorsqu'au moins l'un de ses parents étrangers est lui-même né en France, sous réserve des règles particulières prévues par le Code civil.

Acquisition de la nationalité française à 18 ans

Un enfant né en France de parents étrangers peut devenir français automatiquement à sa majorité s'il remplit les conditions de résidence prévues par le Code civil.

Il doit notamment avoir sa résidence en France à l'âge de 18 ans et avoir résidé habituellement en France pendant la durée exigée par la loi depuis l'âge de 11 ans.

Déclaration anticipée à 13 ou 16 ans

Sous certaines conditions, la nationalité française peut également être réclamée avant l'âge de 18 ans.

Une déclaration peut notamment être effectuée à partir de 16 ans par le mineur lui-même ou, dans certaines conditions, à partir de 13 ans par ses représentants légaux avec son consentement.

Nationalité française par mariage

Le mariage avec un ressortissant français ne rend pas automatiquement français.

Le conjoint étranger peut, sous certaines conditions, acquérir la nationalité française par déclaration à raison du mariage.

En principe, la déclaration peut être souscrite après quatre années de mariage.

Dans certaines situations, ce délai est porté à cinq ans, notamment lorsque les conditions de résidence en France ou, en cas de vie à l'étranger, d'inscription du conjoint français au registre des Français établis hors de France ne sont pas remplies.

Le demandeur doit notamment justifier :

  • du maintien d'une communauté de vie affective et matérielle depuis le mariage ;
  • du maintien de la nationalité française de son conjoint ;
  • de la régularité de son séjour lorsque cette condition est applicable ;
  • d'une connaissance suffisante de la langue française ;
  • de l'absence de circonstances susceptibles de faire obstacle à l'acquisition de la nationalité française.

Depuis le 1er janvier 2026, le niveau de français exigé pour les déclarations de nationalité à raison du mariage est fixé au niveau B2, à l'oral et à l'écrit.

Lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, sa transcription préalable sur les registres de l'état civil français est nécessaire.

L'administration peut refuser l'enregistrement de la déclaration. Dans certaines hypothèses prévues par la loi, le Gouvernement peut également s'opposer à l'acquisition de la nationalité française.

Ces décisions peuvent faire l'objet de recours dont les modalités et délais doivent être examinés précisément selon la nature de la décision.

Naturalisation française par décret

La naturalisation par décret constitue l'un des principaux modes d'acquisition de la nationalité française pour une personne étrangère résidant durablement en France.

Contrairement à certaines acquisitions de plein droit, la naturalisation n'est pas automatique.

Même lorsque les conditions légales de recevabilité sont réunies, l'administration dispose d'un pouvoir d'appréciation pour décider d'accorder ou non la nationalité française.

Quelles sont les conditions pour demander la naturalisation française ?

La situation doit être examinée individuellement.

Le demandeur doit notamment satisfaire aux conditions relatives à :

  • son âge ;
  • la régularité de son séjour ;
  • la durée et la stabilité de sa résidence en France ;
  • son insertion professionnelle et ses ressources ;
  • sa situation familiale ;
  • son comportement et ses éventuelles condamnations pénales ;
  • son assimilation à la communauté française ;
  • sa connaissance de la langue française ;
  • sa connaissance de l'histoire, de la culture et de la société françaises ainsi que des principes et valeurs de la République.

En principe, une durée de cinq années de résidence habituelle en France est exigée avant le dépôt d'une demande de naturalisation. La loi prévoit cependant plusieurs exceptions ou réductions de cette durée.

La situation professionnelle et les ressources du demandeur font également l'objet d'un examen attentif. Il n'existe pas un montant unique de revenus garantissant une naturalisation : l'administration apprécie notamment la stabilité et l'autonomie de la situation du demandeur.

La situation familiale, notamment lorsque le conjoint ou les enfants résident à l'étranger, peut également être prise en considération.

Naturalisation : niveau de français B2 depuis 2026

Depuis le 1er janvier 2026, le demandeur à la naturalisation doit en principe justifier d'un niveau de connaissance du français au moins égal au niveau B2 du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL), à l'oral et à l'écrit, sous réserve des exceptions prévues par les textes.

Cette réforme renforce sensiblement le niveau linguistique demandé aux candidats à la naturalisation.

L'examen civique pour la naturalisation

Depuis le 1er janvier 2026, les connaissances nécessaires à l'assimilation à la communauté française font également l'objet d'un examen civique pour les demandes de naturalisation concernées par les nouvelles dispositions.

Cet examen porte notamment sur la connaissance de l'histoire, de la culture et de la société françaises ainsi que sur les droits, les devoirs et les principes et valeurs essentiels de la République.

La préparation de la demande de naturalisation doit donc désormais intégrer à la fois la condition linguistique et cette nouvelle évaluation civique.

Comment déposer une demande de naturalisation en 2026 ?

Dans le cas général, la demande de naturalisation française est déposée en ligne sur le téléservice de l'administration.

Le demandeur transmet les documents nécessaires et peut suivre l'avancement de son dossier depuis son espace personnel.

L'administration peut solliciter des documents complémentaires et procède à l'instruction du dossier.

Le demandeur peut également être convoqué dans le cadre de l'examen de son assimilation et de sa situation personnelle.

L'administration dispose en principe d'un délai maximal de 18 mois à compter de la délivrance du récépissé pour répondre.

Ce délai est réduit à 12 mois lorsque le demandeur justifie avoir sa résidence habituelle en France depuis au moins dix ans à la date de délivrance du récépissé.

Ces délais peuvent, dans les conditions prévues par les textes, être prolongés une fois de trois mois.

Refus, irrecevabilité ou ajournement d'une naturalisation

Une demande de naturalisation peut donner lieu à différentes décisions défavorables.

L'irrecevabilité

L'administration peut considérer que les conditions légales nécessaires à la naturalisation ne sont pas remplies.

L'ajournement

L'administration peut décider d'ajourner la demande pendant une certaine durée ou jusqu'à la réalisation d'une condition.

L'ajournement peut notamment être lié à la situation professionnelle, aux ressources, à la durée d'insertion, au comportement du demandeur ou à d'autres éléments de sa situation personnelle.

Le rejet

Même lorsque la demande est recevable, l'administration peut considérer qu'il n'y a pas lieu d'accorder la naturalisation et prononcer son rejet.

La motivation exacte de la décision doit être analysée afin de déterminer les arguments susceptibles d'être invoqués dans le cadre d'un recours.

Comment contester un refus ou un ajournement de naturalisation ?

Le délai de recours est particulièrement important.

Une décision d'irrecevabilité, de rejet ou d'ajournement peut faire l'objet, dans un délai de deux mois suivant sa notification, d'un recours auprès du ministre chargé des naturalisations.

Ce recours administratif constitue en principe un préalable obligatoire au recours contentieux, sous réserve notamment du régime particulier applicable aux décisions de classement sans suite.

Lorsque la demande de naturalisation a été déposée au moyen du téléservice, le recours doit en principe être présenté par l'intermédiaire du même téléservice.

Le silence conservé par le ministre pendant plus de quatre mois vaut rejet du recours.

Après le rejet explicite ou implicite du recours administratif préalable obligatoire, un recours contentieux peut être introduit devant le Tribunal administratif de Nantes, dans le délai applicable.

Compte tenu des délais et de la technicité du contentieux, il est recommandé de faire examiner la décision dès sa notification.

Certificat de nationalité française (CNF)

Le certificat de nationalité française est un document permettant d'établir juridiquement la nationalité française d'une personne.

Les difficultés rencontrées dans ce domaine concernent fréquemment :

  • la filiation ;
  • les actes d'état civil étrangers ;
  • la nationalité française d'un parent ou d'un ascendant ;
  • les effets de l'indépendance d'un ancien territoire français ;
  • la conservation ou la perte de la nationalité française ;
  • la chaîne de filiation et la preuve de la nationalité sur plusieurs générations.

Que faire en cas de refus de certificat de nationalité française ?

En cas de refus de délivrance d'un certificat de nationalité française, un recours contentieux peut être exercé devant le tribunal judiciaire compétent.

Le recours doit en principe être introduit dans un délai de six mois à compter de la notification du refus ou, dans les situations prévues par les textes, de la naissance d'une décision implicite de rejet.

La représentation par avocat est obligatoire dans ce contentieux.

Pour une personne résidant à l'étranger, le Tribunal judiciaire de Paris est compétent.

Refus d'enregistrement d'une déclaration de nationalité française

Une décision refusant l'enregistrement d'une déclaration de nationalité française relève d'un contentieux distinct de celui de la naturalisation par décret.

La contestation relève du juge judiciaire.

Il est donc essentiel d'identifier précisément la nature de la décision reçue avant d'engager un recours : les juridictions compétentes, les procédures et les délais ne sont pas identiques selon qu'il s'agit d'une naturalisation, d'une déclaration de nationalité ou d'un certificat de nationalité française.

Pourquoi consulter un avocat en droit de la nationalité française ?

Une demande de nationalité française peut soulever des difficultés qui ne sont pas toujours visibles au moment du dépôt du dossier : état civil étranger, périodes de séjour, ressources, situation professionnelle, résidence de la famille à l'étranger, antécédents judiciaires, incohérences documentaires ou difficultés relatives à la filiation.

L'intervention d'un avocat permet notamment :

  • d'identifier la procédure adaptée à votre situation ;
  • d'analyser les éventuelles difficultés avant le dépôt d'une demande ;
  • de vérifier la cohérence juridique et documentaire du dossier ;
  • d'analyser une décision de refus, d'irrecevabilité ou d'ajournement ;
  • de préparer un recours administratif préalable ;
  • d'engager, lorsque cela est nécessaire, un recours devant le Tribunal administratif de Nantes ou devant le tribunal judiciaire compétent.

Cabinet d'avocat en nationalité française à Paris

Le Cabinet DANDALEIX intervient en droit des étrangers et de la nationalité française et accompagne ses clients dans les procédures d'acquisition et de reconnaissance de la nationalité française.

Le cabinet peut intervenir dès la préparation du dossier afin d'identifier les difficultés susceptibles d'entraîner un refus, mais également après une décision défavorable de l'administration.

Il assure notamment l'assistance et la représentation dans les dossiers de :

naturalisation – déclaration de nationalité par mariage – certificat de nationalité française – refus de naturalisation – ajournement de naturalisation – refus d'enregistrement d'une déclaration – recours devant le Tribunal administratif de Nantes – contentieux judiciaire de la nationalité française.

Vous avez reçu un refus ou un ajournement ?

Les délais de recours peuvent être courts.

Contactez le Cabinet DANDALEIX afin de faire analyser votre situation et la décision qui vous a été notifiée.

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